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	<title>Territoires et Prisons</title>
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	<title>Territoires et Prisons</title>
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		<title>Vers une réforme urgente et collaborative de notre système pénitentiaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[dev]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jan 2025 14:41:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le système pénitentiaire en France est confronté à des défis majeurs qui ne peuvent plus être ignorés. La surpopulation carcérale atteint des proportions critiques avec 80 000 détenus pour seulement 62 000 places disponibles, soit un taux d’occupation moyen de 120 %, et même 160 % dans certaines maisons d’arrêt comme à Bois-d’Arcy. Cette saturation [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-weight: 400;">Le système pénitentiaire en France est confronté à des défis majeurs qui ne peuvent plus être ignorés. La surpopulation carcérale atteint des proportions critiques avec 80 000 détenus pour seulement 62 000 places disponibles, soit un taux d’occupation moyen de 120 %, et même 160 % dans certaines maisons d’arrêt comme à Bois-d’Arcy.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Cette saturation provoque une multiplication des problèmes :</span></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Des tensions croissantes au sein des établissements</b><span style="font-weight: 400;"> ;</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>L’émergence de trafics en détention</b><span style="font-weight: 400;">, facilités par l’usage de téléphones portables non contrôlés ;</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Une recrudescence des phénomènes de radicalisation et de narcotrafic</b><span style="font-weight: 400;"> ;</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Des freins à la réinsertion des détenus</b><span style="font-weight: 400;">, pourtant essentiels pour prévenir la récidive.</span></li>
</ul>
<h2>Une volonté politique à traduire en actes</h2>
<p><span style="font-weight: 400;">Lors de son passage récent sur LCI, Philippe Benassaya, Président de Territoires &amp; Prisons, a souligné les urgences du système pénitentiaire français et exprimé notre soutien aux engagements annoncés par le nouveau Ministre de la Justice. Cependant, au-delà des déclarations, des mesures concrètes et immédiates doivent être mises en œuvre pour répondre aux défis actuels.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Parmi ces mesures, Territoires &amp; Prisons plaide pour :</span></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Le brouillage des téléphones portables</b><span style="font-weight: 400;"> afin de renforcer la sécurité des établissements ;</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>La création de nouvelles places en prison</b><span style="font-weight: 400;"> pour résorber la surpopulation chronique ;</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Le renforcement des dispositifs d’insertion</b><span style="font-weight: 400;"> visant à prévenir la récidive et à offrir une seconde chance aux détenus.</span></li>
</ul>
<h2>Impliquer les élus locaux : une solution indispensable</h2>
<p><span style="font-weight: 400;">Pour répondre à la crise carcérale, <a href="https://territoires-prisons.fr/">Territoires &amp; Prisons</a> prône une approche basée sur la concertation locale. Les élus locaux, en tant qu’acteurs de terrain, doivent être pleinement intégrés à la planification et à la mise en œuvre des projets pénitentiaires.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Cette collaboration permettrait de :</span></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Garantir une intégration harmonieuse des infrastructures dans leur environnement</b><span style="font-weight: 400;">, en prenant en compte les spécificités locales ;</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Assurer des constructions adaptées et durables</b><span style="font-weight: 400;"> qui répondent aux besoins actuels et futurs ;</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Accélérer les projets essentiels</b><span style="font-weight: 400;">, notamment la création de nouvelles places en maison d’arrêt.</span></li>
</ul>
<h2>La prison : un lieu de sanction et de reconstruction</h2>
<p><span style="font-weight: 400;">Chez Territoires &amp; Prisons, nous croyons fermement que la prison ne doit pas se résumer à une simple privation de liberté. Elle doit être un lieu de reconstruction, où les détenus peuvent retrouver des repères, accéder à une formation ou à un emploi, et préparer leur réintégration dans la société.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Les défis que pose le système pénitentiaire concernent l’ensemble de la société. Ensemble, élus locaux, état et citoyens, nous devons travailler pour construire un système pénitentiaire digne, efficace et respectueux des droits de chacun.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Il est temps d’agir pour réconcilier sécurité, réinsertion et respect des territoires.</span></p>
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		<title>Les agents pénitentiaires : des métiers de l’ombre essentiels à notre société</title>
		<link>https://territoires-prisons.fr/2024/11/15/les-agents-penitentiaires-des-metiers-de-lombre-essentiels-a-notre-societe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[dev]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 Nov 2024 13:56:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un métier sous pression Les agents pénitentiaires jouent un rôle crucial dans le bon fonctionnement des établissements pénitentiaires et dans la sécurité de notre société. Pourtant, ces métiers restent trop souvent : Méconnus, Sous-estimés, Confrontés à des conditions de travail difficiles, telles que la surcharge de travail et le manque de reconnaissance. Ces professionnels sont [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://territoires-prisons.fr/2024/11/15/les-agents-penitentiaires-des-metiers-de-lombre-essentiels-a-notre-societe/">Les agents pénitentiaires : des métiers de l’ombre essentiels à notre société</a> est apparu en premier sur <a href="https://territoires-prisons.fr">Territoires et Prisons</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="flex-1 overflow-hidden @container/thread">
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<h2>Un métier sous pression</h2>
<p>Les agents pénitentiaires jouent un rôle crucial dans le bon fonctionnement des établissements pénitentiaires et dans la sécurité de notre société.</p>
<p>Pourtant, ces métiers restent trop souvent :</p>
<ul>
<li><strong>Méconnus</strong>,</li>
<li><strong>Sous-estimés</strong>,</li>
<li><strong>Confrontés à des conditions de travail difficiles</strong>, telles que la surcharge de travail et le manque de reconnaissance.</li>
</ul>
<p>Ces professionnels sont pourtant des <strong>piliers essentiels du système pénitentiaire</strong>, assurant à la fois la sécurité et le fonctionnement quotidien des établissements.</p>
<h2>Plaidoyer pour une meilleure reconnaissance</h2>
<p>Chez <a href="https://territoires-prisons.fr/"><strong>Territoires &amp; Prisons</strong></a>, nous défendons une <strong>révision profonde des conditions de travail</strong> des agents pénitentiaires, à travers plusieurs mesures clés :</p>
<ul>
<li><strong>Revalorisation des carrières</strong> : reconnaître la spécificité de leur engagement avec des évolutions salariales et des opportunités de progression professionnelle.</li>
<li><strong>Révision des organigrammes</strong> : renforcer les équipes en ajustant les effectifs aux besoins réels des établissements.</li>
<li><strong>Amélioration des infrastructures</strong> : garantir des lieux de travail sécurisés, modernes et adaptés à leur mission.</li>
</ul>
<h2>Un impact direct sur le système pénitentiaire</h2>
<p>Améliorer les conditions de travail des agents pénitentiaires, c’est aussi agir sur :</p>
<ul>
<li><strong>La sécurité des établissements</strong> : Des agents sereins et en nombre suffisant sont mieux préparés pour prévenir les incidents et garantir un environnement respectueux.</li>
<li><strong>La réinsertion des détenus</strong> : Un personnel disponible et formé peut accompagner efficacement les détenus dans leur parcours de réhabilitation.</li>
<li><strong>Le climat global des établissements</strong> : Des conditions de travail optimales réduisent les tensions, au bénéfice de toute la communauté pénitentiaire.</li>
</ul>
<h2>Un investissement pour tous</h2>
<p><strong>Valoriser les métiers des agents pénitentiaires, c’est investir dans un système pénitentiaire plus juste, plus efficace et plus humain.</strong></p>
<p>Chez Territoires &amp; Prisons, nous appelons à une <strong>prise de conscience collective</strong> pour que ces métiers de l’ombre soient enfin mis en lumière et reconnus à leur juste valeur.</p>
<h2>Soutenons nos agents pénitentiaires</h2>
<p>Chaque jour, les agents pénitentiaires assurent le bon fonctionnement de nos établissements et participent à la sécurité de notre société.</p>
<p><strong>Ensemble, engageons-nous pour reconnaître leur rôle et leur offrir des conditions de travail dignes et respectueuses.</strong></p>
<p>Cette version utilise des titres, des listes et une mise en forme adaptée pour faciliter la lecture sur une page web WordPress. Les sections sont claires et aérées pour capter l’attention du lecteur et améliorer son expérience.</p>
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<p>L’article <a href="https://territoires-prisons.fr/2024/11/15/les-agents-penitentiaires-des-metiers-de-lombre-essentiels-a-notre-societe/">Les agents pénitentiaires : des métiers de l’ombre essentiels à notre société</a> est apparu en premier sur <a href="https://territoires-prisons.fr">Territoires et Prisons</a>.</p>
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		<title>Ouvrir les portes de la prison à la société : un enjeu pour tous</title>
		<link>https://territoires-prisons.fr/2024/10/25/ouvrir-les-portes-de-la-prison-a-la-societe-un-enjeu-pour-tous/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[dev]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Oct 2024 09:22:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La prison : un lieu de réhabilitation, pas d’exil La prison ne doit pas être un lieu d&#8217;exil, isolé du reste de la société. Elle doit devenir un espace de réhabilitation où les détenus peuvent préparer leur retour dans la communauté avec des perspectives d’avenir. Chez Territoires &#38; Prisons, nous sommes convaincus que renforcer les [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://territoires-prisons.fr/2024/10/25/ouvrir-les-portes-de-la-prison-a-la-societe-un-enjeu-pour-tous/">Ouvrir les portes de la prison à la société : un enjeu pour tous</a> est apparu en premier sur <a href="https://territoires-prisons.fr">Territoires et Prisons</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>La prison : un lieu de réhabilitation, pas d’exil</h2>
<p>La prison ne doit pas être un lieu d&rsquo;exil, isolé du reste de la société. Elle doit devenir un espace de réhabilitation où les détenus peuvent préparer leur retour dans la communauté avec des perspectives d’avenir.</p>
<p>Chez <a href="https://territoires-prisons.fr/"><strong>Territoires &amp; Prisons</strong></a>, nous sommes convaincus que renforcer les liens entre les établissements pénitentiaires et la société civile est indispensable pour une réinsertion réussie.</p>
<h2>Créer des ponts entre la prison et la société civile</h2>
<p>Pour transformer la prison en un acteur à part entière de la communauté nationale, nous soutenons le développement de partenariats solides avec :</p>
<ul>
<li><strong>Les associations</strong> : elles proposent des activités éducatives, culturelles et sportives aux détenus, essentielles pour leur reconstruction personnelle ;</li>
<li><strong>Les entreprises locales</strong> : en offrant des formations professionnelles et des opportunités d’emploi, elles ouvrent des perspectives concrètes pour l’avenir des détenus ;</li>
<li><strong>Les collectivités territoriales</strong> : leur implication garantit une intégration harmonieuse des établissements dans leur environnement et permet de co-construire des solutions adaptées aux besoins locaux.</li>
</ul>
<h2>Changer la perception de la prison</h2>
<p>La société doit changer la manière dont elle perçoit la prison. Elle ne doit plus être vue uniquement comme un lieu de sanction, mais aussi comme un espace de reconstruction.</p>
<p><strong>Pourquoi ?</strong> Parce que valoriser les efforts de réinsertion profite à tous :</p>
<ul>
<li>Cela réduit les risques de récidive ;</li>
<li>Cela encourage une communauté plus sûre et plus solidaire.</li>
</ul>
<h2>Les actions de Territoires &amp; Prisons</h2>
<p>Nous agissons pour :</p>
<ul>
<li><strong>Développer des programmes de réinsertion innovants</strong> ;</li>
<li><strong>Soutenir les initiatives locales</strong> permettant aux détenus de contribuer activement à la société (chantiers d’insertion, projets collaboratifs, etc.) ;</li>
<li><strong>Sensibiliser le public</strong> à l’importance d’une approche humaine et inclusive du système pénitentiaire.</li>
</ul>
<h2>Mobilisons-nous ensemble</h2>
<p>Transformer la prison en un acteur à part entière de la société est un enjeu collectif. Associations, entreprises, collectivités : en collaborant, nous pouvons créer un environnement où réhabilitation et réinsertion deviennent des réalités concrètes.</p>
<p><strong>Ensemble, bâtissons un système pénitentiaire qui reflète les valeurs de notre société : dignité, respect et espoir.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://territoires-prisons.fr/2024/10/25/ouvrir-les-portes-de-la-prison-a-la-societe-un-enjeu-pour-tous/">Ouvrir les portes de la prison à la société : un enjeu pour tous</a> est apparu en premier sur <a href="https://territoires-prisons.fr">Territoires et Prisons</a>.</p>
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		<item>
		<title>Hommage national aux personnels pénitentiaires : L&#8217;engagement de l&#8217;association Territoires et Prisons</title>
		<link>https://territoires-prisons.fr/2024/09/22/hommage-personnel-penitentiaire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[dev]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Sep 2024 12:53:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 22 septembre, une cérémonie solennelle s&#8217;est tenue à la centrale de Ville de Poissy en hommage aux personnels pénitentiaires morts ou gravement blessés en service. Ce moment de recueillement met en lumière l&#8217;engagement des agents pénitentiaires, notamment ceux de Bois d&#8217;Arcy, pour la sécurité publique. Philippe Benassaya, maire de Bois d&#8217;Arcy et président de l&#8217;association [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://territoires-prisons.fr/2024/09/22/hommage-personnel-penitentiaire/">Hommage national aux personnels pénitentiaires : L&rsquo;engagement de l&rsquo;association Territoires et Prisons</a> est apparu en premier sur <a href="https://territoires-prisons.fr">Territoires et Prisons</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;">Le 22 septembre, une cérémonie solennelle s&rsquo;est tenue à la centrale de Ville de Poissy en hommage aux <a href="https://territoires-prisons.fr/2024/05/14/communique-de-presse-attentat-a-incarville-lassociation-territoires-prisons-exprime-sa-solidarite/"> personnels pénitentiaires</a> morts ou gravement blessés en service. Ce moment de recueillement met en lumière l&rsquo;engagement des agents pénitentiaires, notamment ceux de Bois d&rsquo;Arcy, pour la sécurité publique. <strong>Philippe Benassaya</strong>, maire de Bois d&rsquo;Arcy et président de l&rsquo;association <strong>Territoires et Prisons</strong>, a exprimé son soutien à tous les agents.</p>
<p style="text-align: left;">L&rsquo;association <strong>Territoires et Prisons</strong>, qui regroupe des territoires confrontés aux défis posés par la présence d&rsquo;établissements pénitentiaires, s&rsquo;efforce de soutenir les personnels tout en travaillant à une meilleure intégration des prisons dans le tissu local. Philippe Benassaya a souligné l&rsquo;importance de ces moments de recueillement et de solidarité, rappelant le rôle essentiel, mais souvent méconnu, des agents dans la sécurité publique.</p>
<h2 style="text-align: left;"><span style="font-weight: 400;">Un engagement pour la sécurité et la dignité des personnels pénitentiaires</span></h2>
<p style="text-align: left;"><strong>Territoires et Prisons</strong> milite pour des politiques carcérales plus justes, adaptées aux réalités locales. L’association appelle également à des mesures symboliques, telles que la cérémonie de Poissy, afin de rendre hommage aux agents victimes en service. Plus d&rsquo;informations sur les conditions de travail des agents pénitentiaires peuvent être consultées dans cette <a target="_new" rel="noopener">études sur les conditions de travail en milieu pénitentiaire</a>.</p>
<p style="text-align: left;">La <strong>protection des personnels pénitentiaires</strong> est au cœur des préoccupations de <strong>Philippe Benassaya</strong>. En tant que président de l&rsquo;association, il continue d’œuvrer pour leur reconnaissance et l’amélioration de leurs <a href="https://www.justice.gouv.fr/justice-france/acteurs-justice/personnels-penitentiaires">conditions de travail</a>. Ces agents, essentiels à la surveillance et à la réinsertion des détenus, méritent une reconnaissance accrue.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-788" src="https://territoires-prisons.fr/wp-content/uploads/2024/10/Territoire-te-Prison-hommage-e1727959946841-221x300.jpg" alt="Hommage aux personnels pénitantiares" width="221" height="300" srcset="https://territoires-prisons.fr/wp-content/uploads/2024/10/Territoire-te-Prison-hommage-e1727959946841-221x300.jpg 221w, https://territoires-prisons.fr/wp-content/uploads/2024/10/Territoire-te-Prison-hommage-e1727959946841-753x1024.jpg 753w, https://territoires-prisons.fr/wp-content/uploads/2024/10/Territoire-te-Prison-hommage-e1727959946841-768x1044.jpg 768w, https://territoires-prisons.fr/wp-content/uploads/2024/10/Territoire-te-Prison-hommage-e1727959946841.jpg 798w" sizes="(max-width: 221px) 100vw, 221px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img decoding="async" class="size-medium wp-image-807" src="https://territoires-prisons.fr/wp-content/uploads/2024/09/maison-centrale-poissy-300x169.jpg" alt="Hommage-personnels-penitentiaire." width="300" height="169" srcset="https://territoires-prisons.fr/wp-content/uploads/2024/09/maison-centrale-poissy-300x169.jpg 300w, https://territoires-prisons.fr/wp-content/uploads/2024/09/maison-centrale-poissy.jpg 560w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>L’article <a href="https://territoires-prisons.fr/2024/09/22/hommage-personnel-penitentiaire/">Hommage national aux personnels pénitentiaires : L&rsquo;engagement de l&rsquo;association Territoires et Prisons</a> est apparu en premier sur <a href="https://territoires-prisons.fr">Territoires et Prisons</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Entretien avec Yvan Franchet, un acteur essentiel de la réinsertion et de la lutte contre la récidive</title>
		<link>https://territoires-prisons.fr/2024/09/15/yvan-franchet-lemploi-carceral-comme-cle-de-la-reinsertion-et-de-la-lutte-contre-la-recidive/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[dev]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Sep 2024 12:56:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://territoires-prisons.fr/?p=795</guid>

					<description><![CDATA[<p>Entretien avec Yvan Franchet, un acteur essentiel de la réinsertion et de la lutte contre la récidive Au cours de l’été, l&#8217;association Territoires &#38; Prisons propose une série d’entretiens pour explorer les enjeux et les défis du système carcéral en France. Un acteur essentiel de la réinsertion et de la lutte contre la récidive des [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://territoires-prisons.fr/2024/09/15/yvan-franchet-lemploi-carceral-comme-cle-de-la-reinsertion-et-de-la-lutte-contre-la-recidive/">Entretien avec Yvan Franchet, un acteur essentiel de la réinsertion et de la lutte contre la récidive</a> est apparu en premier sur <a href="https://territoires-prisons.fr">Territoires et Prisons</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>Entretien avec Yvan Franchet, un acteur essentiel de la réinsertion et de la lutte contre la récidive</b></p>
<p><i><span style="font-weight: 400;">Au cours de l’été, l&rsquo;association Territoires &amp; Prisons propose une série d’entretiens pour explorer les enjeux et les défis du système carcéral en France.</span></i></p>
<h2><b>Un acteur essentiel de la réinsertion et de la lutte contre la récidive des personnes sous main de justice</b></h2>
<p><span style="font-weight: 400;">Originaire de la Drôme, détenteur d’un diplôme d’ingénieur en génie physique et d’un master en management stratégique,</span><b> Yvan Franchet </b><span style="font-weight: 400;">est fort d’une expérience de 23 ans dans l’industrie.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Il débute sa carrière en 1989 en tant qu’ingénieur produit dans le secteur de l’électronique. Très vite, il bascule dans le management et conduit un atelier de test de semi-conducteurs. Il évolue ensuite dans le secteur de l’électroménager avant de devenir directeur de division dans l’industrie automobile. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Enfin, il travaille 10 ans chez Smurfit Kappa, le leader mondial de l’emballage carton, où il découvre le milieu carcéral. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Il est aujourd’hui à la tête de </span><b>ABH Partners</b><span style="font-weight: 400;">, une entreprise de sous-traitance industrielle intervenant en milieu carcéral fermé. Ses 3 salariés et lui-même opèrent depuis 13 ans au centre de détention de Nantes et à la maison d’arrêt de Saint-Brieuc. Sur le plan personnel, à 59 ans, il est marié et père de 2 grandes filles. </span></p>
<h2><b>En tant que Directeur Général de ABH Partners, entreprise effectuant de la sous-traitance industrielle en milieu carcéral fermé, quelles opportunités de travail offrez-vous aux détenus ?</b></h2>
<p><span style="font-weight: 400;">Je propose aux détenus d’effectuer du « travail à façon » (travail d’un prestataire réalisé sur une matière première fournie par le commanditaire) qui est le plus souvent manuel et très rarement automatisé. Les prisonniers réalisent globalement des tâches simples, répétitives, ne nécessitant aucune aptitude intellectuelle particulière. Il s’agit par exemple du collage de boîtes, du transfert d’impressions sur des mugs, de mise en kit, de décorticage de plaques de carton …</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;"> </span><span style="font-weight: 400;">Il existe quelques tâches très techniques néanmoins, nécessitant davantage d’attention, de dextérité et d’expérience. Il s’agit par exemple de la soudure, le câblage électrique, la fabrication de casques de vélo, le collage de moquette sur les sièges de karting …</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Dans la mesure où ABH Partners exerce une activité industrielle, elle a une obligation de résultat-qualité envers ses clients. Heureusement, la qualité est le plus souvent au rendez-vous. Moi et mon équipe de 3 salariés sommes là pour y veiller. En effet nous effectuons des contrôles qualité en cours de production, au moment du départ des commandes, du lancement, de la livraison. Nous effectuons souvent nous-même le conditionnement final des produits afin de vérifier que le travail des prisonniers nous convient. Nous pouvons ainsi réagir immédiatement en cas de non-conformité du produit.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Globalement, nos clients trouvent un triple intérêt à travailler avec des détenus : un coût réduit (car la main d’œuvre est très peu chère), une grande disponibilité (car la main d’œuvre est  locale), une énorme flexibilité (car ABH peut fournir aussi bien 10 que 40 travailleurs, selon les besoins du client).</span></p>
<h2><b>A quoi ressemble la journée d’un détenu travaillant pour vous ?</b></h2>
<p><span style="font-weight: 400;">Les 45 détenus que j’emploie travaillent seuls, en binômes ou en trinômes dans un atelier de 1000 m², équipé de postes de travail classiques. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La journée de travail chez ABH Partners commence à 7h30 et se termine à 16h, avec une pause déjeuner seul en cellule entre 11h30 et 12h30, totalisant ainsi 35 heures par semaine. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La rémunération des détenus est fixée à 45% du SMIC (5,50€/h), augmentée des primes liées à la productivité (ce qui équivaut finalement à 6,50€/h).</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En ce qui concerne le recrutement, il existe une liste d&rsquo;attente de plus de 100 détenus. À l&rsquo;issue d’un entretien d&#8217;embauche et d’une période d’essai d’un mois, seul un tiers des candidats sont retenus. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Du point de vue de la sécurité, les accidents du travail sont rares, malgré quelques cas de coupures, lombalgies ou troubles musculo-squelettiques. Le vol de marchandises (telles que des bonbons, mugs, mousses autocollantes, sachets plastiques ou câbles électriques) est lui plus fréquent. En revanche, le vol d&rsquo;équipements (tournevis, couteau) est rare car personne ne retourne en cellule tant que le tableau à outils n&rsquo;est pas complet.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Je dispose finalement d&rsquo;un bip d&rsquo;alerte, mais ce sont les deux surveillants pénitentiaires qui gèrent les rares problèmes de sûreté entre détenus. L&rsquo;ambiance entre moi et les prisonniers est bonne, car je me concentre uniquement sur le cadre professionnel et ne me préoccupe pas de ce qui se passe en détention.</span></p>
<h2><b>Comment le travail en prison influence-t-il la réinsertion sociale et professionnelle des détenus ?</b></h2>
<p><span style="font-weight: 400;">Le travail en prison joue un rôle crucial dans la réinsertion sociale et professionnelle des détenus. Il rythme leur quotidien et leur occupe l’esprit de telle sorte que leur séjour en détention passe plus vite. Il leur permet aussi de gagner de l’argent et facilite l’obtention de remises de peine. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En outre, travailler leur confère des responsabilités, favorise la reprise de contact avec le monde extérieur et la vie en communauté. Les détenus réapprennent à respecter des horaires, à suivre des consignes et à collaborer en équipe. Cette expérience professionnelle est précieuse et valorisable à leur sortie, augmentant ainsi leurs chances de réintégration sociale réussie.</span></p>
<h2><b>Quels sont les principaux obstacles rencontrés ?</b></h2>
<p><span style="font-weight: 400;">Malheureusement, nous faisons face à plusieurs difficultés.  </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">D’abord, le travail à l’atelier est constamment relégué au second plan derrière les activités organisées en détention : les rendez-vous administratifs avec les avocats ou les médecins, les ateliers d’écriture, les cours de théâtre, les sessions de sport &#8230; </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Ensuite, la logistique est très complexe. Les camions de ABH Partners pénètrent difficilement dans l&rsquo;atelier de la prison dès lors qu’ils sont gros et sont soumis chaque matin à de nombreux processus de sécurité. De plus,  la surface de l’atelier ne peut être agrandie. Sans oublier que l’atelier de la maison d’arrêt de Saint Brieuc est ouvert seulement 5 heures par jour. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Enfin, le fait que les détenus constituent une main-d&rsquo;œuvre très peu diplômée, qualifiée et expérimentée freine l’essor du travail carcéral. En effet, 70% des détenus ne savent ni lire ni écrire.</span></p>
<h2><b>Quelles améliorations pourraient être apportées pour rendre le travail en prison plus efficace et bénéfique pour les détenus ?</b></h2>
<p><span style="font-weight: 400;">Pour améliorer le travail en prison, plusieurs actions peuvent être envisagées. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Premièrement, délivrer un certificat d’aptitude aux détenus à leur sortie, attestant des compétences acquises grâce à leur emploi carcéral :  la ponctualité, le sérieux, le travail d’équipe … </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Ensuite, fournir une lettre de recommandation de ABH Partners aux détenus à leur sortie (dès lors qu’ils la méritent), pour faciliter leur recherche d&#8217;emploi à l’extérieur.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Il serait également bénéfique de favoriser une mise en relation directe entre les employeurs en prison, les recruteurs extérieurs et les centres Pôle Emploi. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Enfin, une formation plus complète des détenus en amont de leur prise de poste à l’atelier serait souhaitable. En effet, ABH Partners n’étant pas un organisme de formation agréé, il n’est pas autorisé à former les détenus au-delà des règles élémentaires de sécurité, d’ergonomie et de prise de poste.</span></p>
<h2><b>Comment les territoires peuvent-ils participer à promouvoir l’emploi carcéral ? </b></h2>
<p><b>Les territoires ont un rôle crucial à jouer dans la promotion de l&#8217;emploi carcéral.</b><span style="font-weight: 400;"> Une meilleure coordination avec l’administration pénitentiaire est d’abord essentielle. Des crédits d’impôts ou des allègements fiscaux accordés aux entreprises employant des détenus pourraient aussi inciter davantage de firmes à s&rsquo;engager dans l’emploi carcéral. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le marché réservé (où l&rsquo;État et les collectivités passent davantage de commandes aux entreprises travaillant en prison) serait également un levier efficace. Enfin, des stratégies de communication renforcées, telles des campagnes en faveur des entreprises carcérales ou l&rsquo;organisation de journées portes ouvertes aux entreprises au sein des prisons, pourraient attirer de nouvelles firmes vers l&#8217;emploi carcéral.</span></p>
<p>L’article <a href="https://territoires-prisons.fr/2024/09/15/yvan-franchet-lemploi-carceral-comme-cle-de-la-reinsertion-et-de-la-lutte-contre-la-recidive/">Entretien avec Yvan Franchet, un acteur essentiel de la réinsertion et de la lutte contre la récidive</a> est apparu en premier sur <a href="https://territoires-prisons.fr">Territoires et Prisons</a>.</p>
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		<title>Entretien avec Dominique Raimbourg, un parcours dédié à la justice et à la réforme pénale</title>
		<link>https://territoires-prisons.fr/2024/07/23/entretien-avec-dominique-raimbourg-un-parcours-dedie-a-la-justice-et-a-la-reforme-penale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[dev]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Jul 2024 08:39:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au cours de l’été, l&#8217;association Territoires &#38; Prisons propose une série d’entretiens pour explorer les enjeux et les défis du système carcéral en France. Un parcours dédié à la justice et à la réforme pénale Né le 28 avril 1950 à Boulogne-Billancourt, Dominique Raimbourg est un avocat et un homme politique français, membre du Parti [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><i><span style="font-weight: 400;">Au cours de l’été, l&rsquo;association Territoires &amp; Prisons propose une série d’entretiens pour explorer les enjeux et les défis du système carcéral en France.</span></i></p>
<h2><b>Un parcours dédié à la justice et à la réforme pénale</b></h2>
<p><span style="font-weight: 400;">Né le 28 avril 1950 à Boulogne-Billancourt, </span><b>Dominique Raimbourg</b><span style="font-weight: 400;"> est un avocat et un homme politique français, membre du Parti socialiste. Père de deux enfants, il a suivi des études de droit à l&rsquo;université Paris-Nanterre et à l&rsquo;université Panthéon-Sorbonne avant de devenir avocat pénaliste au barreau de Nantes.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Engagé dans la vie politique, Dominique Raimbourg a été Conseiller municipal à Nantes de 1989 à 2008, puis Adjoint au Maire de 2001 à 2008. Il a également été Conseiller municipal d&rsquo;opposition à Saint-Sébastien-sur-Loire de 2008 à 2014. Élu Député de la quatrième circonscription de Loire-Atlantique de 2007 à 2017, il a présidé la Commission des Lois de 2016 à 2017.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En tant que Député, il a été particulièrement impliqué dans les questions de justice, de surpopulation carcérale et de réforme pénale. Il est l&rsquo;auteur du rapport </span><i><span style="font-weight: 400;">Penser la peine autrement</span></i><span style="font-weight: 400;"> en 2013 et a coécrit le livre </span><i><span style="font-weight: 400;">Prison : le choix de la raison</span></i><span style="font-weight: 400;"> en 2015. Dominique Raimbourg a également été chargé de plusieurs missions, notamment par les ministres de la Justice Nicole Belloubet et Éric Dupond-Moretti, sur des sujets tels que la carte judiciaire et le jugement des criminels fous.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Aujourd&rsquo;hui, bien que retraité, Dominique Raimbourg reste très actif dans la vie publique et associative. Il préside la commission nationale consultative des gens du voyage et est vice-président de l&rsquo;observatoire de la justice de la Fondation Jean-Jaurès. Ce grand-père de 4 petits-enfants continue de s&rsquo;investir sans relâche pour un système judiciaire plus juste et humain.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Passons maintenant à vos questions.</span></p>
<h2><b>Analyse de la surpopulation carcérale et propositions de solutions</b></h2>
<p><b>Question : La surpopulation carcérale a atteint un nouveau pic en France au 1er avril 2024 avec 77 450 personnes incarcérées. C’est le chiffre de détenus le plus élevé jamais enregistré. Pour endiguer le phénomène, le Gouvernement a pris des mesures correctives : interdiction des peines de prison de moins d’un mois, aménagement des peines, détention à domicile sous surveillance électronique, développement du travail d’intérêt général. Selon vous, quelles sont les prochaines mesures à instaurer pour désengorger rapidement et efficacement les prisons françaises ?</b></p>
<p><b>Réponse de Dominique Raimbourg :</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La faiblesse de notre dispositif réside d’abord dans l’absence de suivi adéquat pour les personnes sortant de prison. On ne se soucie pas suffisamment de la réinsertion et la lutte contre la récidive n&rsquo;est pas assez efficace. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Actuellement, 7 000 agents des Services Pénitentiaires d’Insertion et de Probation (SPIP) doivent prendre en charge 170 000 personnes purgeant des peines en milieu ouvert, en plus des 77 450 détenus incarcérés en milieu fermé. C&rsquo;est beaucoup trop de personnes à suivre. La tâche est rendue d’autant plus impossible à réaliser que la police et la gendarmerie ne sont pas affectées à la surveillance des sorties. Il n&rsquo;y a quasiment pas de coordination avec les services pénitentiaires. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Il faut faciliter le placement à l’extérieur afin de réhabituer progressivement le détenu à mener une vie normale avant sa sortie effective. Cela peut prendre également la forme de quartiers où les règles sont beaucoup moins strictes et où le détenu est beaucoup plus libre. Lors de ma visite dans ce type de quartier de la maison d&rsquo;arrêt de Nantes, j&rsquo;ai pu constater que les détenus y circulaient librement et participaient à des activités comme des groupes de parole sur le bien-être psychique et la recherche d&#8217;emploi. Les détenus se disaient satisfaits, n&rsquo;étant pas entassés 20 heures par jour dans leur cellule. Le bâtiment, sans coursive ni filet anti-suicide, ressemblait à un immeuble traditionnel avec des chambres de 9 m². Équipées d’un lit, d&rsquo;une télévision encastrée, d&rsquo;une douche, de WC et d&rsquo;un petit bureau, elles étaient spartiates mais relativement agréables.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Il est également nécessaire de mettre en place ce que j’ai appelé un “numerus clausus inversé” : lorsqu’un détenu entre dans une prison en surnombre, celui le plus proche de la sortie sort avec un contrôle et un suivi. C’est un mécanisme à double détente : si le juge d’application des peines ne répond pas, la libération automatique du détenu le plus proche de la fin de peine doit intervenir dans les deux mois.  J’avais déposé en ce sens le projet de loi n° 20753 le 13 juillet 2010 à l’Assemblée nationale. Il ne s’est néanmoins jamais concrétisé faute de majorité. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Il faut également un hôpital psychiatrique qui fonctionne mieux, car de nombreux malades mentaux sont emprisonnés au lieu d&rsquo;être hospitalisés d&rsquo;office. Les malades mentaux délinquants sont un problème que la psychiatrie publique, en grande déshérence, n’arrive pas à gérer correctement. Lors de la conférence de consensus mise en place par Christine Taubira pour préparer la loi de réforme pénale j’avais constaté que ceux qui sont condamnés à moins de 6  mois de prison sont les plus difficiles à suivre. Avec des peines courtes, ils entrent et sortent rapidement, compliquant le suivi.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Il est essentiel de mettre en place une culture du contrôle en parallèle de la culture de l’enfermement. Le recouvrement des amendes doit être amélioré : actuellement, seulement la moitié des montants est réglée. Un système plus efficace permettrait de prononcer moins de peines d’emprisonnement.</span></p>
<p><b>Question : Que pensez-vous de l’objectif de construire 15 000 places de prison d’ici 2027, dont 2 000 sont des places d’accompagnement vers la sortie ?</b></p>
<p><b>Réponse de Dominique Raimbourg :</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Les annonces de construction de places de prison sont rarement tenues. En 2024, moins de la moitié des places prévues dans ce plan décennal ont été construites, bien loin de l&rsquo;objectif annoncé. La construction d’une prison prend généralement cinq ans, et souvent, il s&rsquo;agit de remplacer des places vétustes plutôt que de créer de nouvelles places. Ces efforts ne suffisent pas à endiguer l&rsquo;inflation carcérale.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Construire des places de prison est horriblement cher : 150 000 euros par place, sans compter le personnel nécessaire pour les faire fonctionner. La prison est une solution qui fonctionne 24 heures sur 24, 365 jours par an, comme un hôpital. Pourtant, il n&rsquo;existe pas vraiment d&rsquo;alternatives à la structure de la prison, ce qui explique son attractivité malgré son coût élevé. Nous avons accumulé un retard considérable en matière d&rsquo;infrastructure carcérale, et la solution est coûteuse.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Il est crucial de construire des prisons pour remplacer les places vétustes. Avec un taux de 106 détenus pour 100 000 habitants, il est essentiel de disposer de ces 2 000 places d&rsquo;accompagnement vers la sortie, car elles permettent un suivi des détenus, incluant logement et travail, et sont particulièrement utiles pour ceux sans soutien familial. Cependant, cela concerne principalement les détenus ayant une certaine durée de peine, leur offrant le temps de réfléchir et de diminuer leurs liens avec la délinquance, réduisant ainsi les risques de récidive.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le système fonctionne assez bien pour ces détenus, leur permettant de se réhabituer progressivement à la vie extérieure. Cependant, cela ne résout pas le problème des peines courtes, où les détenus ne restent pas assez longtemps pour bénéficier de ce suivi.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Il existe trois types de prisons en France :</span></p>
<ul>
<li aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">Maisons d&rsquo;arrêt : pour des peines allant jusqu’à 2 ans et les prévenus en attente de jugement. La surpopulation est particulièrement marquée ici, car l&rsquo;instruction peut durer aussi 2 ans, ce qui fait que certains détenus y passent jusqu&rsquo;à 4 ans en attendant une place.</span></li>
<li aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">Centres pénitentiaires : pour des peines moyennes.</span></li>
<li aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">Maisons centrales : pour des longues peines et des détenus pouvant être assez dangereux.</span></li>
</ul>
<p><b>Question : Selon les données publiées par le Conseil de l’Europe le 6 juin 2024, l’Espagne (62 %) et l’Allemagne (78 %) font figure de bons élèves en termes de taux d’occupation de leurs prisons. Quelles sont les initiatives appliquées là-bas dont la France pourrait s’inspirer pour améliorer son taux de 119 % ?</b></p>
<p><b>Réponse de Dominique Raimbourg :</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Il est important de noter que le chiffre global de 119% de taux d&rsquo;occupation des prisons en France n&rsquo;est pas révélateur de la réalité, car la surpopulation est concentrée uniquement dans les maisons d&rsquo;arrêt, où le taux atteint 150%. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Honnêtement, je dois avouer que je ne sais pas comment l’Espagne et l’Allemagne parviennent à obtenir de si bons chiffres. Indépendamment de l’étranger, j’ai connaissance de mesures qu’il pourrait être intéressant de promouvoir en France afin de réduire la surpopulation carcérale. </span></p>
<ol>
<li><b> Bracelets électroniques et travaux d’intérêt général (TIG) :</b><span style="font-weight: 400;"> Ces mesures alternatives à l&rsquo;incarcération déjà en place en France constituent des mesures pertinentes, mais elles ne suffisent pas à elles seules. Les bracelets électroniques permettent de surveiller les condamnés en dehors des prisons.Les TIG, eux, sont très utiles à la collectivité en même temps qu’ils permettent d’occuper les prévenus et de les mettre véritablement au contact du monde. Ils constituent une alternative d’autant plus intéressante qu’ils sont perçus par la population comme une véritable peine et contribuent à la réduction de la demande de sévérité dans l&rsquo;opinion publique.</span></li>
<li><b> Efficacité de la justice :</b><span style="font-weight: 400;"> En France, la lenteur de la justice fait que les peines perdent de leur sens. Par exemple, une personne commet une infraction, elle est interrogée en garde à vue à l’issue de laquelle l’officier de police la convoque  à une audience au tribunal neuf mois plus tard. Entre-temps, elle peut commettre d’autres infractions, et le processus judiciaire se répète sans fin. La justice française doit être capable de casser ce processus d&rsquo;entrée dans la délinquance. Comme l’a souligné Cesare Beccaria, penseur italien du XVIII siècle : “</span><i><span style="font-weight: 400;">Ce n’est pas la sévérité de la sanction qui est dissuasive, mais la certitude de la sanction</span></i><span style="font-weight: 400;">”. Actuellement, les sanctions arrivent beaucoup trop tard pour paraître certaines et effrayantes aux délinquants.</span></li>
<li><b> Réduction de la charge de travail des services publics :</b><span style="font-weight: 400;"> Il est nécessaire de diminuer la charge de travail de la justice, de la police et de l’administration pénitentiaire dans son ensemble. Dans cette optique, instaurer des peines plus différenciées et mieux adaptées aux infractions. Par exemple, la conduite sous l&#8217;emprise de l&rsquo;alcool sans accident représente 10% des dossiers jugés par les tribunaux. Ces infractions font déjà l&rsquo;objet de répression (retrait de points, suspension du permis par le préfet). Convoquer ensuite devant le tribunal s’avère peu utile. D’autres solutions pourraient être envisagées pour ces cas afin de ne pas encombrer inutilement les tribunaux.</span></li>
</ol>
<p><b>Question : Cette surpopulation a des conséquences dramatiques pour les détenus, que ce soit en termes de conditions de vie, de réinsertion, de récidive … Pouvez-vous nous en parler ?</b></p>
<p><b>Réponse de Dominique Raimbourg :</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La surpopulation carcérale en France engendre des conditions de vie inhumaines pour les détenus. D’une part, plus de 3 000 détenus dorment sur un matelas par terre dans des cellules de 9 mètres à 11 mètres carrés, souvent partagées par deux ou trois personnes. Dans les maisons d’arrêt, les détenus peuvent y être enfermés 21 heures par jour. Il n&rsquo;y a pas assez de surveillants, ce qui limite l&rsquo;accès aux promenades, aux douches, au travail, ralentit la distribution des repas et du courrier.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">D’autre part, la violence est omniprésente en prison. Les détenus accusés d’agressions sexuelles, appelés « pointeurs », sont rejetés par les autres et placés dans des quartiers spéciaux. Ils sont fréquemment frappés. J’ai vu un détenu victime d’une tentative d&rsquo;égorgement et un autre victime de bris de jambes. Il y a également du racket, où certains détenus forcent les autres à introduire de la drogue par les parloirs.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Néanmoins, la venue de davantage de personnes extérieures (avocats, conseillers d’insertion et de probation, assistants d’aide social à l’enfance, bénévoles d’associations) modernise l’institution et réduit les dérives, ce qui est bénéfique pour les détenus.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En résumé, je suis convaincu que la surpopulation carcérale aggrave les conditions de vie des détenus, compromet sérieusement leur réinsertion et favorise la récidive. </span></p>
<p><b>Question : Cette surpopulation affecte également les conditions de travail des surveillants pénitentiaires, n’est-ce pas ?</b></p>
<p><b>Réponse de Dominique Raimbourg :</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Effectivement, la surpopulation carcérale rend le travail des surveillants pénitentiaires extrêmement difficile. Surveiller des personnes qui n’ont pas envie d’être là est un défi constant. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Certains vivent un véritable enfer. J&rsquo;ai personnellement vu un surveillant être affecté à l’ouverture et à la fermeture de 30 à 40 portes des cellules. Il courait constamment sur la coursive, accomplissant un travail infernal. Ceci n’est qu’un exemple, mais il permet aisément de comprendre pourquoi il est si difficile de recruter du personnel pénitentiaire. </span></p>
<p><b>Question : Face à ces problématiques d’emploi, de liberté, de sécurité et de santé, quel rôle les collectivités territoriales et les élus locaux ont-ils à jouer ?</b></p>
<p><b>Réponse de Dominique Raimbourg :</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Les collectivités territoriales et les élus locaux ont un rôle crucial à jouer pour améliorer la situation carcérale. Voici quelques actions possibles :</span></p>
<ol>
<li><b> Développement d’un suivi effectif en lien avec les juges d’application des peines et les SPIP</b><span style="font-weight: 400;"> : cela inclut des restrictions telles que ne pas fréquenter d’anciens délinquants, ne pas avoir de permis de chasse, de conduire, ou de débit de boisson ; cela inclut également certaines obligations telles que trouver un emploi ou s’entretenir avec un psychologue. </span></li>
<li><b> Hébergement</b><span style="font-weight: 400;"> : Il serait souhaitable de créer davantage de foyers d’hébergement, des hébergements en familles d’accueil ou des solutions sécurisées. </span></li>
<li><b> Emploi et formation</b><span style="font-weight: 400;"> : Il serait judicieux de passer davantage de commandes aux ateliers de la prison, d’embaucher de sortants de prison comme contractuels et de  ne pas mentionner certaines condamnations sur le casier judiciaire afin de permettre aux anciens détenus d’accéder à la fonction publique comme titulaire.</span></li>
<li><b> Éducation </b><span style="font-weight: 400;">: Développer des activités et des formations, comme des bibliothèques, et organiser le placement d’un maximum d’enfants en crèche municipale est un impératif si l’on souhaite éviter que les nourrissons ne restent en prison 24h/24 avec leur mère incarcérée. </span></li>
<li><b> Transports</b><span style="font-weight: 400;"> : Il faut mieux desservir les prisons excentrées des centres-villes en densifiant les réseaux de transports en commun. Cela permettrait aux familles de visiter les détenus plus régulièrement. </span></li>
<li><b> Santé mentale</b><span style="font-weight: 400;"> : Le système pénitentiaire a mis en place des plans d’hospitalisation à l’intérieur des prisons, ce qui est un progrès, mais il est regrettable que ces personnes ne puissent pas se faire soigner avant de commettre un délit. A l’extérieur des prisons, il est essentiel de renforcer la proactivité des psychiatres, de rembourser les consultations de psychologues et de recréer la spécialité d’infirmier psychiatrique. Trop de personnes échouent en prison faute d&rsquo;avoir été prises en charge auparavant.</span></li>
<li><b> Acceptation des prisons</b><span style="font-weight: 400;"> : L’implantation de prisons suscite souvent une levée de boucliers, mais la prison est l’affaire de tous : des élus et nous, leurs concitoyens.</span></li>
</ol>
<p><span style="font-weight: 400;">En se mobilisant collectivement, nous pouvons faire en sorte que la prison contribue véritablement à la réinsertion et à la réduction de la récidive.</span></p>
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		<item>
		<title>Entretien avec Dominique Simonnot, Contrôleure générale des lieux de privation de liberté</title>
		<link>https://territoires-prisons.fr/2024/07/19/entretien-avec-dominique-simonnot-controleure-generale-des-lieux-de-privation-de-liberte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[dev]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Jul 2024 08:28:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au cours de l’été, l&#8217;association Territoires &#38; Prisons propose une série d’entretiens pour explorer les enjeux et les défis du système carcéral en France. Une Contrôleure générale des lieux de privation de liberté épanouie et libre Née le 4 août 1952 à Radolfzell (Bade-Wurtemberg), Dominique Simonnot est une journaliste française spécialisée dans les affaires judiciaires. [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://territoires-prisons.fr/2024/07/19/entretien-avec-dominique-simonnot-controleure-generale-des-lieux-de-privation-de-liberte/">Entretien avec Dominique Simonnot, Contrôleure générale des lieux de privation de liberté</a> est apparu en premier sur <a href="https://territoires-prisons.fr">Territoires et Prisons</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><i><span style="font-weight: 400;">Au cours de l’été, l&rsquo;association Territoires &amp; Prisons propose une série d’entretiens pour explorer les enjeux et les défis du système carcéral en France.</span></i></p>
<h2><b>Une Contrôleure générale des lieux de privation de liberté épanouie et libre</b></h2>
<p><span style="font-weight: 400;">Née le 4 août 1952 à Radolfzell (Bade-Wurtemberg), Dominique Simonnot est une journaliste française spécialisée dans les affaires judiciaires. Après avoir obtenu une licence en droit privé à l&rsquo;université Paris I Panthéon-Sorbonne, elle travaille au sein d&rsquo;un cabinet d&rsquo;avocats parisiens et devient conseillère d&rsquo;insertion et de probation en 1979.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En 1991, elle intègre le quotidien Libération comme reporter au service Informations Générales, où elle se consacre aux affaires judiciaires, à la politique pénale, à la condition carcérale, ainsi qu&rsquo;aux sans-papiers, aux centres de rétention et à l&rsquo;enfance en danger ou délinquante. En 1995, elle est élue présidente de la Société des rédacteurs et du Conseil de surveillance de Libération, et en 2001, elle devient cheffe du service Informations Générales.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">De 1998 à 2006, elle chronique les audiences de comparutions immédiates sous le titre « Carnets de justice ». En 2006, elle rejoint le Canard enchaîné où elle poursuit cette chronique sous le titre « Coup de barre ». En 2017, ses chroniques sont adaptées au théâtre sous le titre « Comparution immédiate, une justice sociale ? », une pièce qui connaît un grand succès.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Dominique Simonnot a également publié plusieurs ouvrages, dont « L’Immigration : une chance pour l’Europe ? » (1997), « Justice en France : une loterie nationale » (2003), « Plus noir dans la nuit » (2014), « Amadora, Une enfance Tzigane » (2018), et « Coup de Barre. Justice et injustices en France » (2019). Elle a préfacé des livres sur la prison et les mineurs, notamment « Du droit à l’évasion » par Jacques Colombat (2014).</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le 14 octobre 2020, elle est nommée Contrôleure générale des lieux de privation de liberté par le Garde des Sceaux. À 71 ans, Dominique Simonnot se dit plus épanouie que jamais, convaincue de l’utilité de son travail. Elle apprécie particulièrement l&rsquo;indépendance et l&rsquo;autonomie que lui offre ce poste, qui n&rsquo;est ni renouvelable ni révocable, lui permettant de se consacrer pleinement à ses missions sans subir de pressions extérieures.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">À l&rsquo;issue de son mandat, dans deux ans, Dominique Simonnot envisage de se dédier à l&rsquo;écriture, avec des sujets potentiels comme la comparution immédiate ou les enfants en centres éducatifs fermés, deux thématiques qui la passionnent.</span></p>
<h2><b>Analyse de la situation carcérale française</b></h2>
<p><b>Question : En tant que Contrôleure générale des lieux de privation de liberté, quel état des lieux dressez-vous de la situation au sein du système carcéral français ? </b></p>
<p><b>Réponse de Dominique Simonnot :</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Depuis ma nomination, j’ai le regret d’assister à une lente, inexorable et déplorable dégradation de notre système carcéral.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Avec 77 500 détenus au 1</span><span style="font-weight: 400;">er</span><span style="font-weight: 400;"> avril 2024, les prisons françaises n’ont jamais abrité tant de prisonniers. La densité globale atteint désormais 125%. A Rochefort, Tours ou Bordeaux-Gradignan ce taux de remplissage dépasse même 200%. Je trouve que ce fléau de la surpopulation carcérale est navrant. C’est la raison pour laquelle je me bats personnellement aux côtés des syndicats pénitenciers en faveur de la décélération de la population pénitentiaire : qu’il y ait moins d’admissions de prisonniers et davantage de sorties. Pourquoi cela ?</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">D’une part car chaque détenu représente un coût de 110€ par jour pour la collectivité, ce qui est loin d’être négligeable.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">D’autre part car les conditions de vie de nos prisonniers sont si choquantes qu’elles s’apparentent parfois à des châtiments corporels. La première fois que je suis rentrée dans une cellule de cours d’appel, j’ai ressenti un véritable « choc carcéral » : la cellule de 9 mètres carrés (normalement individuelle) était habitée par trois détenus. Elle grouillait de vermines : de l’urine de rat gouttait du plafond, des punaises de lit avaient infesté les matelas, des cafards pullulaient. Ils y étaient enfermés 22 heures sur 24. A ceux qui se moquent du sort des détenus, je les enjoint urgemment à s’y intéresser car c’est justement la façon dont on traite le prisonnier à l’intérieur de la prison, qui déterminera la façon dont il se comportera en sortant de la prison.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La régulation carcérale est d’autant plus urgente à mon avis que le personnel de prison est confronté à un sous-effectif chronique. En Ile-de-France seulement, 800 agents pénitentiaires manquent à l’appel.</span></p>
<p><b>Question : Quel rôle les territoires ont-ils à jouer par rapport à ce bilan ? De quelle manière peuvent-ils intervenir en termes d’accueil, d’emploi, de sécurité, de lutte contre les inégalités, de soins de santé … ?</b></p>
<p><b>Réponse de Dominique Simonnot :</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">J’attends beaucoup des territoires et des élus locaux : ceux-ci ont un rôle clé à jouer.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En termes d’emploi</span><span style="font-weight: 400;"> d’abord, je souhaiterais qu’ils promeuvent davantage la formation professionnelle. C’est en apprenant un métier au détenu qu’on lui donne le goût de faire autre chose. Dans cette perspective, la France devrait s’inspirer de l’Allemagne où 70% des détenus sont employés (contre 28% dans l’Hexagone).</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En termes de lutte contre la récidive</span><span style="font-weight: 400;"> ensuite, trop de détenus sont soumis à « la sortie sèche », c’est-à-dire qu’ils ne bénéficient d’aucun accompagnement des services d’insertion et de probation. Afin de les réhabituer progressivement à une vie normale, il serait judicieux que les territoires facilitent leur « placement à l’extérieur sans surveillance continue » (</span><span style="font-weight: 400;">mesure d’aménagement de peine permettant à certains condamnées d’exécuter leur peine en dehors de la prison, avec une prise en charge par une association) </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En termes de sécurité</span><span style="font-weight: 400;">, et notamment de sécurité incendie, la capacité d’action des territoires n’est pas non plus négligeable. Afin que les 900 feux de cellules répertoriés chaque année ne soient qu’un lointain souvenir, le Service Départemental d’Incendie et de Secours pourrait intensifier la fréquence de ses contrôles.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En termes d’accueil</span><span style="font-weight: 400;">, les territoires ont également beaucoup à faire selon moi.</span></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">D’abord, ils devraient davantage faciliter la venue d’associations au sein des prisons. Cela permettrait aux détenus d’expérimenter de nouvelles activités en assistant par exemple à des ateliers de dessin, des sessions de sport, des cours de théâtre, des conférences sur l’hygiène et le respect … </span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">Ensuite, dans la mesure où l’objectif est que nos pénitenciers soient le plus possible ancrés au sein du territoire, il est impératif que ces lieux très excentrés des centres-villes soient mieux reliés au réseau de transport (gare, station de bus et de tramway).</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">Enfin, les territoires devraient davantage s’impliquer dans la construction Centres d’Hébergement et de Réinsertion Sociale (CHRS) aidant les personnes sortant de prison à recouvrer leur autonomie.</span></li>
</ul>
<p><span style="font-weight: 400;">En termes d’éducation</span><span style="font-weight: 400;"> les territoires se doivent d’agir également car les 800 mineurs incarcérés dans nos prisons ont 4 à 5 fois moins d’heures d’enseignement que leurs camarades du dehors.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Les territoires doivent finalement agir </span><span style="font-weight: 400;">en termes de soins de santé</span><span style="font-weight: 400;"> : par exemple en facilitant la venue à l’intérieur des prisons pour femmes des puéricultrices du service de Protection Maternelle et Infantile.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En appliquant toutes ces suggestions, je suis convaincue que la prison a le potentiel de devenir un endroit bien plus agréable.</span></p>
<p><b>Question : En parlant de santé publique, pourriez-vous aborder l’état de la psychiatrie dans les centres de rétention administrative ? </b></p>
<p><b>Réponse de Dominique Simonnot :</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">L’état de la psychiatrie en rétention est tout sauf brillant : de moins en moins d’ordonnances d’irresponsabilité pénale pour cause de trouble mental sont délivrées et les examens médicaux en garde à vue sont de plus en plus mal réalisés. Le nombre de psychiatres est également grandement insuffisant puisque 15,5% des postes demeurent vacants. Cela n’est pas surprenant dans la mesure où cette carence s’observe déjà à l’hôpital public … Alors en rétention, imaginez-vous ?</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Nombre de détenus auraient davantage leur place en hôpital psychiatrique plutôt qu’en prison. En effet, 30% de nos prisonniers souffrent de troubles psychiatriques graves. En autres pathologies, on retrouve la dépression à tendance suicidaire, la paranoïa, la toxicomanie … Sous l’effet de la surpopulation carcérale, ces maladies se trouvent exacerbées de telle sorte que la méfiance des détenus sains vis-à-vis des détenus malades n’a jamais été si forte. Le climat ambiant entre codétenus devient encore plus difficile à supporter.</span></p>
<p><b>Question : La thématique de la santé mentale soulève elle-même des questions importantes concernant le handicap. Qu’en est-il de la prise en charge des personnes en situation de handicap au sein des prisons françaises ?</b></p>
<p><b>Réponse de Dominique Simonnot :</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Une fois encore la situation est alarmante.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Concernant le handicap mental</span><span style="font-weight: 400;"> d’abord, comment voulez-vous qu’un trisomique 18 comprenne ce qui lui arrive lorsqu’il est incarcéré ? Sans parler des médecins en prison sont si surchargés qu’ils trouvent rarement le temps de s’occuper d’eux.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Concernant le handicap physique</span><span style="font-weight: 400;"> ensuite, certains prisonniers en fauteuil roulant sont installés au deuxième étage sans accès direct à l’ascenseur, faute d’un nombre suffisant de cellules au rez-de-chaussée. Il y a deux ans également, mon équipe est tombée nez à nez avec une unité de 17 malades grabataires baignant dans leurs excréments car leur toilette n’était effectuée qu’une à deux fois par semaine par les infirmiers. Et des histoires sordides de la sorte, il y en a à foison …</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Néanmoins, des progrès sont bel et bien réalisés : e</span><span style="font-weight: 400;">n 2010, un arrêté a fixé un quota de 3 % de cellules pour personnes à mobilité réduite (PMR) dans les nouveaux établissements de plus de 120 places, et de 2% dans les établissements d’une moindre capacité d’accueil. Ces cellules, plus spacieuses, sont censées permettre le passage et la manœuvre des fauteuils roulants par la porte d’entrée et entre les éléments du mobilier. </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>En savoir plus sur la Contrôleure générale des lieux de privation de liberté :</b></p>
<p><b>Le CGLPL veille au respect des droits fondamentaux des personnes privées de liberté.</b></p>
<p><b>Indépendant, il a le pouvoir d&rsquo;inspecter tous les lieux de privation de liberté gérés par les autorités : prisons, cellules de garde à vue, hôpitaux psychiatriques, centres de rétention, etc.</b></p>
<p><b>La contrôleure peut être saisi par les personnes privées de liberté ou par toute personne ayant connaissance d&rsquo;une atteinte à leurs droits.</b></p>
<p><a href="https://www.cglpl.fr/"><span style="font-weight: 400;">https://www.cglpl.fr/</span></a></p>
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		<title>Surpopulation carcérale : les défis ignorés par la politique</title>
		<link>https://territoires-prisons.fr/2024/06/26/surpopulation-carcerale-les-defis-ignores-par-la-politique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[dev]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Jun 2024 11:18:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La problématique de la surpopulation carcérale demeure un enjeu crucial dans le paysage judiciaire français. Les établissements pénitentiaires, engorgés, peinent à remplir leur mission essentielle. Les détenus, souvent en nombre excessif, souffrent d&#8217;un manque de prise en charge adéquate, compromettant ainsi leur réintégration future dans la société. Ce constat alarmant est partagé par Jean René [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La problématique de la surpopulation carcérale demeure <strong>un enjeu crucial dans le paysage judiciaire français</strong>. Les établissements pénitentiaires, engorgés, peinent à remplir leur mission essentielle. Les détenus, souvent en nombre excessif, souffrent d&rsquo;un manque de prise en charge adéquate, <strong>compromettant ainsi leur réintégration future dans la société</strong>. Ce constat alarmant est partagé par <strong>Jean René Lecerf</strong>, ancien sénateur, et <strong>Dominique Raimbourg</strong>, ancien député, qui tirent la sonnette d&rsquo;alarme sur cette réalité préoccupante.</p>
<p>Au cœur des débats parlementaires, <strong>le projet de loi de réforme de la justice</strong> est examiné avec une attention particulière. Cependant, malgré les efforts des magistrats, greffiers et autres acteurs du système judiciaire, les délais de jugement ne cessent de s’allonger, laissant les justiciables dans l&rsquo;attente, souvent pendant des mois, <strong>de résolutions à leurs litiges familiaux ou pénaux</strong>.</p>
<p>La réponse apportée par le gouvernement à cette crise carcérale se révèle être peu convaincante. Bien que le ministre de la Justice promette la construction de <strong>15 000 nouvelles places de prison d&rsquo;ici 2027</strong>, les chiffres actuels sont loin de cet objectif ambitieux. <strong>Avec seulement 2 500 places construites d&rsquo;ici 2023</strong>, il semble peu probable que le gouvernement l’Élysée puisse respecter ses engagements à temps.</p>
<p>La surpopulation carcérale atteint des niveaux records, avec près de <strong>74 000 détenus pour seulement 60 000 places disponibles</strong>. Cette saturation affecte principalement les maisons d&rsquo;arrêt, où certains détenus sont contraints de <strong>dormir sur des matelas posés au sol</strong>. Les nouvelles places de prison promises par le gouvernement ne suffiront pas à résoudre cette crise.</p>
<p>Face à cette situation critique, il est impératif de mettre en place un <strong>mécanisme de régulation efficace</strong>. La grâce collective, qui était en vigueur jusqu&rsquo;en 2007, pourrait constituer une solution temporaire. De plus, <strong>des alternatives à l&rsquo;incarcération</strong>, telles que les travaux d&rsquo;intérêt général ou les bracelets électroniques, doivent être sérieusement envisagées.</p>
<p>Malgré les craintes d&rsquo;une perception de laxisme, il est crucial <strong>d&rsquo;affronter ce défi avec détermination</strong>. Des pays voisins comme <strong>l&rsquo;Allemagne</strong> ou <strong>les Pays-Bas</strong> ont réussi à instaurer des politiques de régulation efficaces, démontrant ainsi qu&rsquo;une approche plus nuancée est possible.</p>
<p>L&rsquo;amendement proposé par deux députées, <strong>visant à réduire la surpopulation carcérale</strong> par le biais de conventions entre les procureurs et l&rsquo;administration pénitentiaire, aurait pu constituer une avancée significative. Malheureusement, il a été rejeté. Cependant, il n&rsquo;est pas trop tard pour agir. <strong>Le dialogue entre l&rsquo;Assemblée nationale et le Sénat</strong> pourrait permettre de réexaminer cette question cruciale et de trouver des solutions viables pour remédier à la crise carcérale qui perdure.</p>
<p>Source : <a href="https://www.ouest-france.fr/societe/prison/point-de-vue-surpopulation-carcerale-les-limites-de-la-politique-de-lautruche-917858b2-221a-11ee-a646-3d0f559259f0" target="_blank" rel="noopener">https://www.ouest-france.fr/societe/prison/point-de-vue-surpopulation-carcerale-les-limites-de-la-politique-de-lautruche-917858b2-221a-11ee-a646-3d0f559259f0</a></p>
<p>L’article <a href="https://territoires-prisons.fr/2024/06/26/surpopulation-carcerale-les-defis-ignores-par-la-politique/">Surpopulation carcérale : les défis ignorés par la politique</a> est apparu en premier sur <a href="https://territoires-prisons.fr">Territoires et Prisons</a>.</p>
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		<title>Pourquoi enfermer les gens de cette manière ? Dominique Simonnot appelle à réguler la population carcérale.</title>
		<link>https://territoires-prisons.fr/2024/06/10/pourquoi-enfermer-les-gens-de-cette-maniere-dominique-simonnot-appelle-a-reguler-la-population-carcerale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[dev]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Jun 2024 11:14:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dominique Simonnot, contrôleuse générale des lieux de privation de liberté, s&#8217;exprime sur l&#8217;urgence de réguler la population carcérale en France. Elle interpelle sur la gestion actuelle des prisons et soulève des inquiétudes concernant la situation de la psychiatrie au sein des maisons d’arrêt Un projet de loi pénitentiaire insatisfaisant Le projet de loi d&#8217;orientation et [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Dominique Simonnot, contrôleuse générale des lieux de privation de liberté, <strong>s&rsquo;exprime sur l&rsquo;urgence de réguler la population carcérale</strong> en France. Elle interpelle sur la gestion actuelle des prisons et soulève des inquiétudes concernant la <strong>situation de la psychiatrie</strong> au sein des maisons d’arrêt</p>
<h2>Un projet de loi pénitentiaire insatisfaisant</h2>
<p>Le projet de loi d&rsquo;orientation et de programmation de la justice, actuellement débattu à l&rsquo;Assemblée nationale, ne répond pas aux <strong>problématiques de surpopulation carcérale</strong>, selon Mme Simonnot. Les mesures envisagées se limitent à la construction de nouvelles places en prison, une approche <strong>qu&rsquo;elle juge insuffisante</strong>. Si la libération sous contrainte a été instaurée dès le 1er janvier 2023, Mme Simonnot estime qu&rsquo;une véritable <strong>politique de déflation et de régulation carcérale</strong> nécessite une réflexion plus globale et stratégique.</p>
<p>Un amendement pour une régulation progressive<br />
Elsa Faucillon, députée des Hauts-de-Seine, et Caroline Abadie, députée de l’Isère, ont proposé un amendement limitant le taux d’occupation des maisons d’arrêt françaises à 100 % d’ici 2027. Si cette initiative de réforme progressive a rencontré l’opposition du ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti, elle a au contraire pu compter sur le soutien de Dominique Simonnot, qui espère que d’autres amendements aussi ambitieux verront prochainement le jour.</p>
<h2>Les alternatives proposées par le ministre</h2>
<p><strong>Éric Dupond-Moretti</strong> privilégie la construction de nouvelles prisons et <strong>le renforcement des peines alternatives</strong> comme le travail d&rsquo;intérêt général (TIG). Cependant, Mme Simonnot souligne que la construction de nouvelles places conduit <strong>inévitablement à une surpopulation</strong> accrue, citant l&rsquo;exemple de la prison de Lutterbach, déjà en sureffectif depuis son ouverture. Elle déplore également le faible recours aux TIG en France comparé à d&rsquo;autres pays européens.</p>
<h2>Des mécanismes de régulation inefficaces</h2>
<p>Le mécanisme du « <strong>stop écrou</strong> », qui empêche l&rsquo;incarcération d’un détenu au-delà <strong>d&rsquo;un seuil critique de surpopulation</strong>, est critiqué par Dominique Simonnot pour son inefficacité. Elle préconise <strong>un système de régulation carcérale national</strong> et contraignant, arguant que cela permettrait une gestion plus sereine et efficace de la détention, comme observé durant la pandémie de coronavirus</p>
<h2>Une consultation limitée et des attentes déçues</h2>
<p>Mme Simonnot regrette de <strong>ne pas avoir été consultée</strong> par le Garde des Sceaux lors de la rédaction du projet de loi. Elle constate que les recommandations des États généraux de la Justice, notamment concernant la surpopulation carcérale, n&rsquo;ont pas été prises en compte.</p>
<h2>La culture de l&rsquo;incarcération</h2>
<p>Dominique Simonnot critique la perception dominante par laquelle la prison est envisagée comme seule peine valable: il s’agit selon elle d’une vision qu&rsquo;elle juge <strong>démagogique et contre-productive</strong>. Elle appelle à une <strong>réflexion sur des alternatives à l&rsquo;incarcération</strong> ; alternatives qui permettraient véritablement de réhabiliter les détenus au lieu de les rendre encore plus vulnérables à leur sortie.</p>
<h2>Un appel à l&rsquo;action pour la santé mentale</h2>
<p>Enfin, la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté met en lumière <strong>l&rsquo;urgence de recruter des psychiatres</strong> et de renforcer les soins en milieu carcéral. Elle dénonce le manque de prise en charge des troubles mentaux, qui conduit à une situation de crise dans les prisons, transformées en hôpitaux psychiatriques de facto.</p>
<p>Dominique Simonnot plaide pour une <strong>réforme profonde et réfléchie du système pénitentiaire</strong>, afin de rompre avec la logique de punition et de vengeance qui prédomine actuellement, et de véritablement œuvrer à la réhabilitation et au bien-être des détenus.</p>
<p>Source : <a href="https://www.lemonde.fr/societe/article/2023/06/23/dominique-simonnot-rien-n-est-propose-pour-remedier-a-la-surpopulation-carcerale_6178845_3224.html" target="_blank" rel="noopener">https://www.lemonde.fr/societe/article/2023/06/23/dominique-simonnot-rien-n-est-propose-pour-remedier-a-la-surpopulation-carcerale_6178845_3224.html</a></p>
<p>L’article <a href="https://territoires-prisons.fr/2024/06/10/pourquoi-enfermer-les-gens-de-cette-maniere-dominique-simonnot-appelle-a-reguler-la-population-carcerale/">Pourquoi enfermer les gens de cette manière ? Dominique Simonnot appelle à réguler la population carcérale.</a> est apparu en premier sur <a href="https://territoires-prisons.fr">Territoires et Prisons</a>.</p>
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		<title>Question au Gouvernement de Caroline Abadie suite à l&#8217;attaque d&#8217;un fourgon pénitentiaire dans l&#8217;Eure</title>
		<link>https://territoires-prisons.fr/2024/05/15/qag-de-caroline-abadie-suite-a-lattaque-dun-fourgon-penitentiaire-dans-leure/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[dev]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 May 2024 13:48:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://territoires-prisons.fr/?p=683</guid>

					<description><![CDATA[<p>https://territoires-prisons.fr/wp-content/uploads/2024/05/Caroline-Abadie.mp4 Caroline Abadie, vice-présidente de l&#8217;association Territoires &#38; Prisons, a pris la parole mercredi 15 mai lors des Questions au Gouvernement suite à l&#8217;attaque armée d&#8217;un fourgon pénitentiaire passée la veille, causant la mort de deux agents pénitentiaires et trois blessés.  Caroline Abadie a exprimé son soutien aux familles des victimes, ainsi qu&#8217;aux personnels pénitentiaires, [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://territoires-prisons.fr/2024/05/15/qag-de-caroline-abadie-suite-a-lattaque-dun-fourgon-penitentiaire-dans-leure/">Question au Gouvernement de Caroline Abadie suite à l&rsquo;attaque d&rsquo;un fourgon pénitentiaire dans l&rsquo;Eure</a> est apparu en premier sur <a href="https://territoires-prisons.fr">Territoires et Prisons</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="683" class="elementor elementor-683" data-elementor-post-type="post">
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									<div><p>Caroline Abadie,<strong> vice-présidente</strong> de l&rsquo;association Territoires &amp; Prisons, a pris la parole mercredi 15 mai lors des Questions au Gouvernement suite à <strong>l&rsquo;attaque armée d&rsquo;un fourgon pénitentiaire</strong> passée la veille, causant la mort de deux agents pénitentiaires et trois blessés. </p><p>Caroline Abadie a exprimé son <strong>soutien aux familles</strong> des victimes, ainsi qu&rsquo;aux <strong>personnels pénitentiaires</strong>, particulièrement touchés par cette attaque violente. Elle a rappelé les <strong>risques</strong> auxquels ces agents sont quotidiennement exposés et <strong>l&rsquo;importance de leur rôle dans le maintien de la sécurité publique.</strong></p><p>La vice-présidente de Territoires &amp; Prisons a insisté sur la nécessité de <strong>renforcer la sécurité</strong> autour des transferts de détenus. Elle a demandé au gouvernement de mettre en place des <strong>mesures de protection accrues</strong>, incluant des équipements plus robustes et une <strong>meilleure coordination</strong> avec les forces de l&rsquo;ordre. Ces actions sont essentielles pour prévenir de futures attaques et <strong>garantir la sécurité</strong> des agents et du public.</p></div><div> </div><div>Nos pensées sont tournées vers les familles des victimes et les agents pénitentiaires qui garantissent la sécurité de notre nation.</div>								</div>
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		<p>L’article <a href="https://territoires-prisons.fr/2024/05/15/qag-de-caroline-abadie-suite-a-lattaque-dun-fourgon-penitentiaire-dans-leure/">Question au Gouvernement de Caroline Abadie suite à l&rsquo;attaque d&rsquo;un fourgon pénitentiaire dans l&rsquo;Eure</a> est apparu en premier sur <a href="https://territoires-prisons.fr">Territoires et Prisons</a>.</p>
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